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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:33

antecrista.jpg

Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n'en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n'hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l'installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train. Blanche va très vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice qui a besoin de s'affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera amenée à choisir : se laisser anéantir, ou se défendre. Comptons sur la romancière de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française) et de Robert des noms propres pour mener à son terme cet affrontement sans merci, et nous donner du même coup un livre incisif, à la fois cruel et tendre, sur les douleurs de l'adolescence.

 

Mon avis:

Antéchrista est le premier roman que j'ai lu d'Amélie Nothomb, et je dois dire que je n'en garderai pas un souvenir mémorable. Le style d'écriture de l'auteure est très fluide, donc on entre vite dans l'histoire, cependant on devine un peu trop facilement ce qui va se passer. A plusieurs reprises, j'ai trouvé qu'il y avait trop de répetitions dans le texte et, malgré la fluidité de l'écriture, j'ai par moment été quelque peu agacé par certains passages, ou certaines phrases (par exemple, par le fait que Blanche appelle ses parents "les auteurs de mes jours", et ce quasiment à chaque fois qu'elle parle d'eux). Malgré cela, l'histoire reste sympathique, donc on passe quand même un bon moment en attendant de lire un livre un peu plus accrocheur. Je pense que je ne resterai pas sur cette déception, puisqu'Amélie Nothomb a écrit de nombreux romans qui ont très bien marché, je retenterai l'expérience avec cette auteure... mais pas tout de suite.

Note:

4/10

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 12:58

un jardin sur le ventre

C'est l'histoire d'un peu tout le monde. L'histoire d'une vie fauchée. D'un amour qui s'arrête. D'une mère qui part. D'un mari qui devient veuf. D'un veuf qui ne veut pas le rester. C'est l'histoire de gens qui ne se comprennent pas. D'une soeur qui regrette. D'un frère qui revient. Il y a des petits-enfants qui souffrent, qui se taisent. Des filles qui pleurent, qui fument et des chiens qui aboient. C'est l'histoire banale de la vie et de la mort.

 

Extrait:

"Ce qui compte, ce n'est pas tellement d'où nous venons, ni ce que nous sommes, mais ce que nous allons devenir"

 

Mon avis:

J'ai lu ce magnifique roman de Fabienne Berthaud dans le cadre d'un partenariat avec Blog-O-Book et les éditions Hugo & cie. Les premières pages m'ont quelque peu ennuyée, j'étais plutôt dérangée par le style d'écriture de l'auteure qui a utilisé tout au long du livre des phrases vraiment très courtes. Mais, fort heureusement, passé le premier chapitre, j'ai été littéralement envoûté par ce superbe roman qui nous raconte l'histoire de Suzanne qui décède à l'âge de 70 ans, après une vie remplie de désillusions et de soumission. Sa fille, Gabrielle revient sur le parcours de sa mère, tout en s'adressant directement à elle, comme si elle était toujours là, comme si elle allait lui répondre. On apprend donc à travers le récit de sa fille, que Suzanne a grandi sans amour, si ce n'est pendant les quelques années où elle a vécu chez sa grand-mère avec sa tante Jackie. Elle a par la suite été elevé par sa mère Bertrande, une femme très dure, complètement paumée et instable. Après des années de souffrance, elle a rencontré Franck qui est devenu par la suite son mari. Après des mois de bonheur à ses côtés, il lui a cependant révélé sa vraie facette, celle d'un véritable tyran. Suzanne est quand même restée avec lui et lui a donné deux enfants, elle a donc passé sa vie a élever ses deux filles, en se consacrant entièrement à leur bonheur, en essayant d'occulter les infidélités et les crises de nerfs de son mari. L'histoire de cette famille ordinaire, qui souffre, qui ne se comprend pas est vraiment attendrissante, le personnage de Suzanne en particulier est épatant. Elle a enduré de nombreuses choses tout  au long de sa vie, mais a toujours réussi à garder espoir, à rêver une vie meilleure. Elle, qui n'a pas reçu l'amour qu'un enfant doit avoir de ses parents a su le donner à ses filles avec une justesse remarquable. Ce roman m'a un peu fait penser aux livres de Katherine Pancol, qui elle aussi, nous conte l'histoire de personnages plutôt ordinaires mais qui ont des choses en eux, des choses à raconter. En bref, merci à Bob et aux éditions Hugo & Cie, car j'ai vraiment passé un super moment à lire ce livre poignant, qui se lit vraiment très vite.

Note:

7/10

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 22:08

je reviens te chercher

Ethan, Céline, Jessie.
Un homme, une femme, une enfant.
Trois personnages au bord du gouffre.
Qui vont se croiser, se détruire et s'aimer.
Ont-ils déjà franchi le point de non-retour ? Il leur reste 24 heures pour tout changer. Mais l'amour peut-il vaincre la mort ? Un mystère intense . Un amour en danger . Un dénouement stupéfiant.

 

Extrait:
« Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer. Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n'est pas vrai. Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour, ce moment où l'on ne peut plus revenir en arrière. Ce moment où l'on se rend compte qu'on a laissé passer sa chance... »

Mon avis:

Un roman génial comme tous ceux de Guillaume Musso. J'aime beaucoup cette façon qu'il a de mêler le surnaturel aux sentiments, et bien qu'il ait beaucoup été comparé à Marc Levy à ses débuts, je dois dire que ce dernier m'a fatiguée en cours de route alors que je reste une très grande fan de la plume de Musso. Il nous raconte ici l'histoire d'Ethan, qui sur un coup de tête décide de changer de vie puisque la sienne ne lui plait pas, il part sans prévenir ses proches et ne leur donne plus aucune nouvelle. Quelques années plus tard, il fait la connaissance de Céline dont il tombe éperduement amoureux, mais il finit par la quitter malgré lui. Par la suite, il va devenir un grand psy renommé, invité toutes les semaines sur les plateaux télés, mais au fond il n'est pas heureux, car il lui manque "l'essentiel". C'est alors que le destin (ou peut-être le Karma?!) va lui offrir une chance inouïe, revivre la même journée afin de réparer ses erreurs. Mais tout n'est pas si simple, car ce qui est écrit se réalise quoi qu'on y fasse... Même si je dois dire, que pour le coup, l'histoire du mec qui revit sans cesse la même journée n'est pas très originale puisqu'on a déja vu ce genre de scénario une bonne dizaine de fois, que ce soit dans des romans ou dans des films, je me suis vraiment laissée emporter par ce magnifique livre. J'adore le style d'écriture de Musso, son habitude de commencer chaque chapitre par une merveilleuse petite citation, et de remplir ses livres d'émotions et de surnaturel. Ce livre est une petite merveille!

Note:

9/10

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 09:08

l'homme qui voulait vivre sa vie

Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se rendre à l'évidence : "réussir", "le plus américain des verbes", le fait vomir. Ce n'est pas avec fierté qu'il pose son regard sur la somme de ses possessions, mais en détaillant chaque objet par le menu, connaissant son prix au dollar près, contraint d'admettre que sa frénésie de consommation dissimule mal un terrible besoin de se sentir exister. Sa luxueuse banlieue l'oppresse et croule sous l'épaisse couche de vernis de l'american way of life qui ternit pourtant un jour à la faveur d'une sordide histoire d'adultère. Et là, Ben Bradford commet l'irréparable. S'ensuit une fuite éperdue, l'adoption forcée d'une nouvelle identité, et la révélation d'un destin qui s'épanouit malgré lui.

 

Mon avis:

J'ai a-do-ré lire ce roman, tout y est présent pour que ce soit une pure merveille. Dans la première partie on découvre la vie de Ben Bradford, un homme ordinaire, qui se prédestinait à une carrière de photographe, et qui a finalement cédé face aux insistances de son père et s'est retrouvé avocat à Wall Street. Son métier ne lui plait pas, sa femme le délaisse complètement, son seul petit plaisir de la journée qui lui permet de s'évader de son quotidien bourgeois et ennuyeux, c'est quand il se retrouve dans sa chambre noire, bien qu'il ne soit jamais devenu professionnel, il n'en a pas oublié sa passion pour la photo. Alors même qu'il tente de reprendre espoir en son mariage, il apprend que sa femme le trompe. Complètement dévasté, il tue "par accident" l'amant de son épouse. Ne sachant que faire, il va mettre en scène sa propre mort, et fuir en prenant l'identité de sa victime. Dans la deuxième partie, on découvre de quelle façon Ben va se réinventer une vie, et si oui ou non, il va être rattrapé par son passé, et la fin est pour le moins surprenante. Ce livre est un petit bijou, je suis contente d'avoir découvert cet auteur et j'ai bien l'intention de lire ses autres oeuvres. "L'homme qui voulait vivre sa vie" a été adapté au cinéma, par des Français, ce qui est plutôt surprenant vu que Douglas Kennedy est un auteur Américain, (Ben oui, les Américains auraient du sauter sur l'occasion avant que les droits soient rachetés par les Français, qui selon moi, n'arrivent pas à la chevilles des Ricains niveau cinéma) j'ai hâte de voir ce film, mais avec une petite pointe d'appréhension car en général les films ne valent jamais les livres, j'espère qu'ils n'ont pas changé trop de choses au déroulement de l'histoire.

Note:

10/10

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:23

comme des heros sans guerre

Quelque part aux États-Unis, un immeuble vétuste de briques rouges. Entre ses murs, sept hommes et femmes aux destins brisés, que seules lient la haine et la peur. Au cœur de cet univers désolé, un colosse mélancolique : Sauveur, boxeur déchu, le gardien. Lorsqu'un jour Lucy, une jeune prostituée, se trouve confrontée à une violence inouïe, que sa vie est en danger, ces " paumés, dévorés par la solitude... ", vont s'unir pour la protéger. On ne peut s'empêcher d'évoquer Hubert Selby Jr., la tendresse en plus... Après Une vieille querelle, Stephen Carrière dessine un univers sombre et sauvage, traversé par des éclats de douceur et de grandeur, entre western urbain et histoire d'amour impossible.

 

Mon avis:

Un roman bien plaisant qui se lit quasiment d'une traite. Stephen Carrière nous raconte l'histoire d'une bande de paumés, qui  bien qu'ils partagent le même immeuble ne savent rien les uns des autres, et qui se sont affligés de surnoms pour la plupart grotesques et bourrés de préjugés (le nazi, le pédophile, le terroriste, le camé, la pute, le meurtrier, la sorcière et la morte); Ils ne s'adressent jamais la parole à part pour se disputer jusqu'au jour où une situation va les réunir et les rapprocher. Au fil des pages on découvre réellement qui sont ces gens, quelles sont leurs histoires et ce qui les a amenés jusqu'ici, et ils ont tous un passé pour le moins déroutant, en effet ce sont de vrais "héros sans guerre". C'est une histoire touchante, je ne me suis pas ennuyée en la lisant, mais j'ai tout de même trouvé que par moment cela manquait un peu de vérisme, et qu'il manquait certaines petites choses pour rendre ce roman vraiment "génial". Même si ce livre m'a plu, je n'en garderai pas un souvenir mémorable. En tout cas, un grand merci à BOB et aux éditions le livre de poche pour ce partenariat :)

Note:

7/10

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 08:08

l'attentat khadra

Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...


Extrait:

"J'ai voulu que tu comprennes pourquoi nous avons pris les armes, pourquoi les gosses se jettent sur les chars comme des bonbonnières, pourquoi nos cimetières sont saturés (...) pourquoi je veux mourir les armes à la main... Pourquoi ta femme est allée se faire exploser dans un restaurant. Il n'est pire cataclysme que l'humiliation. C'est un malheur incommensurable. Ca vous ôte le goût de vivre. Et tant que vous tardez à rendre l'âme, vous n'avez qu'une idée en tête: comment finir dignement après avoir vécu misérable, aveugle et nu? Personne ne rejoint nos brigades pour le plaisir. Tous les garçons que tu as vus, les uns avec les frondes, les autres avec des lances-roquettes, detestent la guerre comme c'est pas possible. Parce que tous les jours l'un d'eux est emporté à la fleur de l'âge par un tir ennemi. Eux aussi voudraient jouir d'un statut honorable, être chirurgiens, stars de la chanson, acteurs de cinéma, rouler de belles bagnoles et croquer la lune tous les soirs. Le problème, on leur refuse ce rêve docteur."

 

Mon avis:
Ce roman est un pur chef-d'oeuvre. Il fallait avoir de l'audace pour écrire une histoire traitant du conflit israélo-Palestinien, et Khadra l'a fait avec une telle émotion et une telle justesse que c'est définitivement une lecture dont on ne sort pas indemne. Ce livre résonne en vous des heures encore après avoir tourné la dernière page, parce que c'est bien plus qu'un simple roman, le docteur Amine Jafaari n'est peut-être pas réèl, mais il existe bien à travers des milliers de gens, et si avant même d'avoir ouvert ce livre, j'avais conscience de ce qui se passe au proche-orient, et bien j'ai malgré moi été bouleversée par cette lecture, elle est trop réelle, trop actuelle, et désormais il me sera impossible de regarder le JT de la même façon. Sans vouloir polémiquer, comment le reste du monde peut-il rester sans bouger ? Comment a-t-on pu laisser les choses en arriver là ? Je pense qu'une bonne majorité de la population n'a aucunement conscience de ce qui se passe, parce que tant que ça ne leur arrive pas, dans leur petit foyer à eux, inutile de s'en préoccuper, oui l'homme est égoîste. Pourtant si le monde était solidaire, ce genre de choses n'arriverait pas, et c'est tellement triste de se rendre compte qu'on pourrait avoir le pouvoir d'arrêter tout ça, mais que le seul problème c'est qu'on s'en fout.
A côté de ça, ce n'est pas seulement un livre sur la guerre, c'est également un livre d'amour, l'amour d'un mari pour sa femme, un homme qui pense que pour la rendre heureuse il suffit de la couvrir de richesses, il prend trop les choses pour acquises, et sa femme finit par lui échapper, et là démarre la grande remise en question de sa vie. C'est pour toutes ces raisons qu'il faut absolument lire ce livre. Merci monsieur Khadra pour ce magnifique chef-d'oeuvre qui je l'espère va éveiller des consciences.

Note:

100/10 (!)

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 10:04

je voudrais que quelqu'un....

Il se passe peu de choses dans les nouvelles d'Anna Gavalda, pas d'événement exceptionnel, de rebondissement inattendu, rien que le cours ordinaire de la vie et c'est ce qui en fait le charme. L'absence de sensationnel excelle à rendre le vide de ces existences vouées à la même banalité derrière une façade sociale plus ou moins reluisante. Ainsi dans Cet homme et cette femme un couple part en week-end. Ils roulent sur l'autoroute en direction de leur maison de campagne à bord d'une voiture luxueuse. Chacun plongé dans ses pensées, garde le silence. Il ne se passe rien mais en moins de quatre pages Anna Gavalda parvient à rendre poignante la solitude de ce couple sans enfant, sans amour qui a depuis longtemps renoncé à la vie pour s'investir exclusivement dans la recherche d'un certain confort matériel. Il arrive d'ailleurs, comme dans la nouvelle qui donne son titre au livre, que celui qui se croit seul et oublié de tous ait une bonne surprise. Car le recueil d'Anna Gavalda reflète fidèlement la vie comme elle est, avec ses joies et ses peines ordinaires, c'est sans doute ce qui explique le succès extraordinaire qu'il a rencontré, inhabituel pour le premier livre d'un jeune auteur et surtout pour un recueil de nouvelles.

 

Mon avis:
Une magnifique ballade à travers des histoires de vies de gens ordinaires, on entre dans leur monde, on s'identifie à eux parfois, et surtout on prends du plaisir à lire ces splendides nouvelles. Celles qui ont le plus retenues mon attention sont celles-ci:
"Permission": j'ai trouvé le personnage principal très touchant, lui qui voudrait que quelqu'un l'attende quelque part, qui est déçu de constater que ce n'est pas le cas, puis qui finalement a une surprise pour le moins inattendue.
"Le fait du jour": une histoire pour le moins tragique et qui fait réfléchir.
"Junior": Celle-ci m'a fait rire, ces gosses de riches qui empruntent la Jaguar de papa et qui sont victimes d'un accident spectaculaire...
"Clic clac":  une histoire à la fois comique et touchante.

Note:

8/10

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 20:03

l'age des mechancetés

Comment se débarrasser de la grand-mère de sa femme qui empoisonne la vie de tous les habitants de la maison ? Exaspéré, Itami décide d'envoyer la vieille dame chez un autre membre de la famille ; attachée sur le dos de sa petite-fille qui la porte comme un sac, la voilà en route ! Mais on ne se débarrasse pas impunément de ses aïeuls... Un texte féroce et dérangeant sur la vieillesse.

 

Mon avis:

L'âge des méchancétés est une petite nouvelle d'environ 100 pages. Ce fût ma première lecture d'un auteur asiatique, et je suis un brin déçue. Le thème de la vieillesse me paraissait intéressant, mais là je me suis légèrement ennuyée, l'histoire était bonne, mais il manquait quelque chose. Il est vrai que c'est un récit dérangeant et provoquant, j'ai éprouvé autant d'indignation envers la vieille dame qu'envers sa famille. L'attitude des filles envers la grand-mère m'a agacée par moment, je ne comprenais pas pourquoi elles étaient si égoistes et méchantes, pourquoi elles n'essayaient pas de la comprendre, de se mettre à sa place, dans la peau d'une vieille femme qui n'a plus toute sa tête et qui est malheureuse; Mais que dire d'Umejo, la grand-mère qui a une attitude pour le moins effarante? Au fond je pense qu'elle cherche seulement à attirer l'attention, et de plus avec l'âge et tous les malheurs qu'elle a enduré au cours de sa vie, eh bien elle est un peu déséquilibrée. Et pour ce qui est de la fin de l'histoire, eh bien il n'y en a pas vraiment, j'aurai espéré une révélation ou bien un petit rebondissement qui aurait clôt cette nouvelle, même une petite morale aurait fait l'affaire, mais non. En bref, je pense que cette nouvelle aurait tout de même pû être beaucoup mieux que ça...

Note:

3/10

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 18:07

jours toxiques

Cet été-là, Julia Lambert, professeur d'art à New York et artiste peintre, accueille ses parents dans sa petite maison vétuste du Maine, au bord de l'Atlantique. Elle tient à s'occuper de son père, un ancien neurochirurgien autoritaire, et de sa mère, toujours heureuse et stoïque, qui perd inexorablement la mémoire. Quand Julia apprend de Steven, son fils aîné, que Jack, son cadet, se drogue à l'héroïne, elle s'effondre. Héroïne. Le mot résonne avec incrédulité et angoisse dans cette famille cultivée, tolérante et sans histoire de la bourgeoisie américaine, et rend toxiques ces jours de vacances. Julia met tout en oeuvre pour arracher son fils, esclave du velours noir que l'enfer de ses veines réclame goulûment, au danger et à une mort certaine. Elle rassemble autour de lui, pour une improbable médiation, outre ses parents et Steven, Wendell, son ex-mari, Harriet, sa soeur complexée, et Ralph, un ancien héroïnomane devenu spécialiste de la désintoxication. Mais en s'invitant avec fracas au coeur d'une famille confrontée pour la première fois à l'addiction, l'héroïne convie aussi le blâme, la rage, la honte, les regrets et ravive d'intimes blessures. La tragédie de Jack fera voler en éclats les non-dits du cercle familial et révélera les failles de chacun sous les apparences du bonheur. Et s'il est vrai que le bonheur a un prix, pourquoi Jack serait-il le seul à en payer le lourd tribut ?

 

Mon avis:

Un grand merci à BoB et aux éditions Buchet Chastel pour ce partenariat. Ce qui m'a attiré dans ce livre au départ, c'est bête mais c'est la couverture, je la trouvais très belle, elle me faisait rêver, puis quand j'ai lu de quoi parlait le roman, j'ai été très enthousiaste à l'idée de le lire. C'est un livre vraiment bien écrit, Roxana Robinson est journaliste, critique littéraire et de plus elle enseigne l'écriture, donc on voit tout de suite qu'elle connaît son métier. Seul petit bémol, l'histoire mets un temps fou à démarrer, toute la première partie est basée sur le caractère des personnages, leurs vies passées et ce qui les a amenés jusque là, et je me suis légèrement ennuyée, je n'avais qu'une hâte c'était que toutes ses anecdotes sur eux cessent et qu'il y ait  enfin un peu d'action mais il m'aura fallu attendre la partie 2 pour cela. Mais, il est clair qu'à partir de cette deuxième partie, je me suis littéralement régalée, j'ai dévoré la suite de l'histoire en quelques jours. J'avais lu plusieurs livres qui traitait de ce lourd sujet qu'est la drogue, mais c'est la première fois que je lisais un roman qui était écrit du point de vue des parents et de la famille. Tous les personnages sont intéressants, ils ont tous un rôle important à jouer dans cette descente aux enfers, ils ont tous une histoire et un caractère bien propre à eux-mêmes. J'ai été touché par chacun d'eux, Edward le grand-père autoritaire et contestataire qui au fond ne l'est pas tant que ça, Katharine la grand-mère qui perd la mémoire et tente de le cacher tant bien que mal, Harriet la soeur de Julia qui masque la rancoeur qu'elle garde au fond d'elle depuis son adolescence en se construisant une carapace de femme très froide avec sa famille, Steven qui meurt d'envie d'aider son frère mais qui se sent encore une fois délaissé à cause de lui, et bien sûr Julia et Wendell, ce couple déchiré, au lourd passé qui doit s'unir pour affronter cette épreuve épouvantable, et qui finit par se rapprocher à nouveau petit à petit... Un livre bouleversant à lire absolument.

Note:

8/10

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 11:03

kiffkiffdemain

Doria a quinze ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan, depuis que son père est parti un matin pour trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s'appelle le mektoub, le destin : " Ça veut dire que, quoi que tu fasses, tu te feras couiller. " Alors autant ne pas trop penser à l'avenir et profiter du présent avec ceux qui l'aiment ou font semblant. Sa mère d'abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité, qui l'a connue alors qu'elle était " haute comme une barrette de shit ". Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des porte-jarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle, toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul, qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l'épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Kiffe kiffe demain est d'abord une voix, celle d'une enfant des quartiers. Un roman plein de sève, d'humour et de vie.

 

Extrait:

"Il n'y a rien de plus frais qu'un enfant, parce que c'est sincère, spontané, vrai quoi. C'est ce qui reste de plus honnête dans cette société hypocrite et corrompue."

 

Mon avis:

Mes sentiments vis à vis de ce livre sont plutôt mitigés,  j'ai passé un bon moment à lire ce roman, mais je suis tout de même quelque peu décue. Le style d'écriture y est peut-être pour quelque chose, par moment je me suis vraiment ennuyée, il ne se passait rien, j'avais presque l'impression de lire inutilement. Le personnage de Doria évolue tout au fil du roman, et peut-être trop justement, j'ai même l'impression que par moment elle avançait, j'entends par là qu'elle grandissait, elle s'exprimait très bien et avait une image très mature et précise de notre société, puis tout à coup, elle redevenait une simple ado de 15 ans, plutôt naïve et pour ma part, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de clichés sur les immigrés, qui parfois, étaient vraiment exagérés. En mettant tout ça de coté, l'histoire est sympa, et finit sur une note positive, ça redonne un peu d'espoir. J'ai quand même préféré le deuxième roman de Faïza Guène "Du rêve pour les oufs", je l'ai trouvé un peu plus dévéloppé et elle maîtrise un peu plus l'écriture, elle a évolué, on voit qu'elle a plus d'expérience.

Note:

5/10

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