Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 17:45

                                             

Sachant qu'il ne lui reste plus que quelques heures à vivre, le colonel Kadhafi raconte son enfance perturbée, ses premières amours, ses emportements et ses crimes, sans éprouver de culpabilité. Le narcissisme, l'exubérance, la folie, la cruauté mais aussi la grande fragilité et les angoisses du dictateur libyen se dessinent à travers les mots que le romancier lui prête.

 

J'ai lu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire avec Priceminister.com, je les remercie d'ailleurs de m'avoir envoyé ce superbe roman.

 

J'ai toujours été une fan inconditionnelle de Yasmina Khadra, notamment de sa trilogie sur les conflits entre l'orient et l'occident. Rien de mieux pour être plongé au coeur de ces guerres et comprendre réellement ce qui s'y passe, grâce aux personnages qui prennent vie sous la magnifique plume de cet auteur, qui je tiens à le préciser ne prend jamais parti pour un camp ou l'autre. L'attentat reste le roman qui m'a le plus bouleversé, il m'a clairement donné envie de m'intéresser de plus près au conflit israélo-palestinien, et j'ai découvert au fil des années que beaucoup de militants avaient, comme moi, rejoint différentes associations après avoir lu ce livre.

 

Lorsque j'ai vu que La dernière nuit du Raïs faisait parti de la sélection des livres pour les matchs de la rentrée littéraire, j'ai sauté sur l'occasion sans même savoir de quoi ce roman parlait. J'avoue avoir été un peu effrayée, en découvrant qu'il s'agissait là d'un récit sur les dernières heures de Mouammar Kadhafi. Ce n'est pas que le sujet ne m'intéressait pas, loin de là, mais la complexité du sujet (et du personnage) et le fait que l'auteur lui prête ses mots me rebutaient un petit peu quand même. Je me suis donc lancée dans cette lecture en manquant un peu de conviction, et finalement je m'y suis laissée prendre.

 

Oui, effectivement, une fois de plus, Yasmina Khadra signe un véritable chef-d'oeuvre. Il en fallait du talent pour se mettre dans la peau d'un dictateur tel que Kadhafi et pour nous emporter dans les dernières heures de sa vie, tout en enrichissant le récit de plusieurs flashbacks sur sa vie, sa jeunesse, ses origines, tout ce qui l'ont conduit à devenir cette personne qu'il était.

 

C'est un récit à la fois poignant et troublant. D'autant plus que l'on connaît l'issue des choses, on sait dès le départ que la mort attend le Raïs, et l'on ne peut s'empêcher d'avaler les chapitres malgré cela. J'ai tourné la dernière page en me demandant ce qu'il allait advenir de la Lybie et des autres pays qui ont et pour certains sont encore touchés par les révolutions arabes. En bref, un livre très actuel qui mériterait d'être beaucoup plus connu.

 

Note: 17/20

 

                                        

Repost 0
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 15:14

                                                      couv26245286.jpg

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l'âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d'autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo. Une chose les unit encore : l'attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd'hui, l'heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c'est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute...

 

 «  Pour moi, c’est ça, l’Amérique : des pauvres gens qui jouent de la musique, partagent un repas et dansent, alors que leur vie entière a sombré dans le désespoir et dans une détresse telle qu’on ne penserait jamais qu’elle tolère la musique, la nourriture ou l’énergie de danser. On peut bien dire que je me trompe, que nous sommes un peuple puritain, évangélique et égoïste, mais je n’y crois pas. Je refuse d’y croire. »


J'ai reçu ce livre par PriceMinister dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, et je les en remercie car ce fut un véritable coup de coeur. J'ai découvert avec plaisir la plume de Nickolas Butler, avec ce premier roman tout simplement magnifique.C'est le genre de livre qui résonne encore en vous longtemps après avoir tourné la dernière page, le genre de livre dont les personnages vous hantent et vous laissent nostalgique. 

Retour à little Wing nous raconte donc l'histoire de 4 amis. Hank, Lee, Ronny et Kip. Inséparables depuis l'enfance, ils finissent par s'éloigner en arrivant à l'âge adulte. Hank a épousé Beth, cette fille qu'ils connaissent tous depuis toujours. Lee est devenu une Rockstar super connue et rentre de moins en moins souvent dans sa ville natale. Ronny, ancien champion de rodéo, a eu un accident du à l'alcool qui lui a laissé des séquelles, depuis il n'est plus le même. Kip, lui, est parti travailler dans la finance à Chicago. C'est à l'occasion du mariage de ce dernier, qu'ils se retrouvent tous. 

Chaque chapitre a un narrateur différent, j'ai toujours aimé les romans à plusieurs voix, cela permet de mieux connaitre tous les personnages, l'un raconte une histoire selon son ressenti, puis on lit la version d'un autre et tout à coup, on le perçoit sous un autre jour. On se rend compte que les choses n'étaient pas forcément celles que l'on croyait.  

En bref, un roman sublime sur l'Amitié. Sur le lien inextricable que certains peuvent ressentir envers leur ville natale. Sur les relations humaines. Sur la vie.

 

Note: 19/20

Repost 0
28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:02

couv33649316.jpg

 

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

 

 

Une tempête de neige, des invités qui se décommandent à la dernière minute, et un huis-clos mère-fille avec une adolescente en pleine crise, voilà de quoi servir une ambiance pesante! Et pour tout vous dire, je me suis surprise à être tout aussi angoissée que le personnage principal. On ne peut absolument pas nier le fait que Laura Kasischke a un véritable don pour susciter le malaise chez ses lecteurs.

 

J'ai beaucoup aimé la façon dont l'histoire est structurée; elle ne se déroule que sur quelques heures, cependant elle est ponctuée sans cesse de retours en arrière qui nous plonge dans le passé de cette famille, ce qui nous permet de découvrir de quelle manière et dans quelles circonstances, la jeune Tatiana est arrivée dans cette maison.

 

Plus l'on avance dans le récit, plus le climat devient pesant et angoissant, j'ai été littéralement happée par cet univers et je n'ai pu reposer le livre avant d'en avoir tourné la dernière page, avant de connaître la fin de cette histoire qui est pour le moins déroutante. Je l'ai terminé hier, et je dois dire qu'il me hante encore, il résonne encore en moi tant il m'a fait froid dans le dos.

 

De Laura Kasischke, j'avais déjà lu "A moi pour toujours" - que j'avais adoré au passage, alors après "Esprit d'hiver", je ne compte pas m'arrêter là, ça n'a fait que confirmer quelle talentueuse auteure elle est, et j'ai hâte de découvrir ses autres romans.

 

 

Je remercie PriceMinister pour m'avoir envoyé ce livre dans le cadres des matchs de la rentrée littéraire.

 

Note: 20/20

Repost 0
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 15:50

couv36386976.jpg


Une place à prendre 

 

 

Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.

Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.

 

Mon avis:

Tout d'abord, je tiens à remercier Price Minister pour m'avoir envoyé ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire. 

J. K. Rowling, la grande J. K. Rowling qui a fait rêver des milliers de lecteurs avec sa saga mondialement connue et reconnue, est enfin de retour ! Et elle est forcément attendue au tournant, c'est la rançon du succès.

Une place à prendre est d'un genre totalement différent de la saga Harry Potter. C'est un roman pour adultes, une histoire noire mêlant drames et situations cocasses.

C'est avec une immense impatience que je me suis plongée dans ce pavé de 680 pages. Mes premières impressions furent quelques peu négatives, en effet l'intrigue est un peu longue à mettre en place, et il y a vraiment, vraiment beaucoup de personnages ! Je m'y perdais, je ne savais plus qui était qui, et quels liens ils entretenaient les uns avec les autres. Et puis, tout doucement, la magie a opéré. Cette écrivain a un "truc", vraiment c'est indéniable, elle est bourrée de talent , elle a le don de tansporter ses lecteurs et de les passionner jusqu'au bout.

Plus on avance dans l'histoire, plus on se rend compte de l'importance de chaque personnage, ils tous une place importante au bon déroulement de l'histoire, avec des personnalités bien différentes les unes des autres.

Les pages ont défilé sans que je m'en aperçoive. J'ai beaucoup aimé la façon dont le récit a été mis en place: Barry Fairbrother, conseiller paroissial décède brutalement. Son poste est donc vacant, il y a une place à prendre. C'est là qu'on entre dans l'univers des différents candidats prêts à tout pour être élu à la place de Barry.

Entre hypocrisie, secrets et trahisons, tous les coups sont permis ! Et dans une bourgade telle que Pagford où tout le monde se connait, mais surtout où tout le monde se déteste, il était certain que ces élections locales allaient créer du grabuge. Mais je ne veux pas trop en dévoiler, ce serait dommage :)

 

CONCLUSION:

Enorme coup de coeur pour ce superbe roman ! J'ai tellement été happée par l'univers de Pagford que j'en ai presque oublié, tout au long de ma lecture, que je lisais un livre qui avait été écrit de la même main qui a écrit les 7 tomes de Harry Potter!

J'ai vraiment été touchée par les personnages, et malgré ces 680 pages, j'ai trouvé ce roman trop court ! Oui, j'aurai voulu que ça continue encore !  Une chose est sûre, Une place à prendre va me hanter pendant un bon moment !

 

NOTE:

19.5/20

 

pm.JPG


Repost 0
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:07

couv25045494.gif.jpg

Patty a décidé une fois pour toutes d'être la femme idéale. Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l'épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le couple « bobo » par excellence. En devenant madame Berglund, Patty a renoncé à bien des choses, et d'abord à son amour de jeunesse, Richard Katz, un rocker dylanien qui se trouve être aussi le meilleur ami de Walter. Freedom raconte l'histoire de ce trio, et capture le climat émotionnel, politique et moral des Etats-Unis de ces 30 dernières années, dans une tragi-comédie d'une incroyable virtuosité. Comment vivre ? Comment s'orienter dans une époque qui semble devenue folle ? Jonathan Franzen relève le défi et tente de répondre à cette question, avec cette histoire d'un mariage d'une implacable cruauté.

 

Mon avis:

J'ai lu FREEDOM grâce au site Price Minister, dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, je tiens donc tout d'abord à les remercier de m'avoir envoyé ce livre. Ca faisait des semaines que j'entendais parler de Jonathan Franzen, comme étant un auteur fabuleux qu'il fallait absolument lire, alors quand je l'ai reçu je me suis jetée dessus. J'ai trouvé la couverture magnifique et le titre accrocheur et plein de mystère.

Bon pour être tout à fait honnête, j'ai beaucoup aimé ce roman, mais je pense qu'il aurait été beaucoup mieux si l'on avait supprimé un bon nombre de longueurs inutiles. Ca n'engage que moi, bien sûr. Malgré ça, j'ai vraiment apprécié l'histoire, tous ces thèmes qui y sont abordés, tels que l'amour, la fidélité, l'écologie, la politique, la quête de soi, ce sont vraiment des thèmes que j'aime retrouver dans ce genre de littérature.

Pour moi le gros point positif de ce livre, c'est que l'auteur arrive vraiment à nous faire entrer dans la peau de chaque personnage, que ce soit Patty, Walter, Richard, Joey, Connie... Leurs caractères et leurs personnalités y sont tellement bien décrites, que l'on a l'impression de réellement connaître ces gens, et l'on peut presque anticiper leurs réactions. J'ai adoré suivre leur transformation progressive au fil du temps, (c'est à dire des années 70 jusqu'à 2011) les épreuves qu'ils subissent les font changer, et l'on peut suivre leur évolution, et voir comment ils avancent dans la vie.

Donc, comme je le disais, malgré certaines longueurs, j'ai tout de même fort apprécié ce roman, notamment grâce à l'écriture agréable de Jonathan Franzen, mais aussi parce que derrière chaque passage un peu long de ce récit, se trouve un évènement qui enrichit l'histoire et lui redonne de la vie. J'ai tourné la dernière page hier soir, et j'avoue que mon esprit est encore hanté par ces personnages.

En conclusion, je dirai tout simplement que si l'on retirait toutes les longueurs inutiles on aurait un livre de 400 pages qui pourrait vraiment être parfait !

 

Note: 7/10

rentree_litteraire.png

Repost 0
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 18:22

il etait une fois peut etre pas

C’est l’histoire d’un amour fusionnel : celui de Mohammed et de sa fille qu’il a élevé seul. Mais lorsque Myriam part à Toulon poursuivre ses études, elle demande à son père de s’occuper de Gaston, le nouvel homme de sa vie. De quoi perturber l’équilibre affectif de cet artificier misanthrope qui pour se consoler de l’ingratitude des vivants, convoque la légende glorieuse de ses ancêtres algériens, formidable mille et une nuits qu’il contait chaque soir à sa fille chérie pour l’endormir, et dont il brûle de lui révéler la fin. Avec ce beau roman, Akli Tadjer nous emmène dans une aventure humaine dense, tendre et surprenante, où les hommes se révèlent meilleurs qu’ils n’y paraissent et où l’étranger n’est pas celui qu’on croit.

 

Mon avis:

J'ai lu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Blog-O-Book et les éditions Pocket. Je n'avais jamais entendu parler d'Akli Tadjer alors merci beaucoup BOB, car encore une fois, c'est un auteur merveilleux que j'ai pu découvrir grâce à vous.

Ce roman nous raconte l'histoire de Mohamed, un père de 42 ans, qui élève seul sa fille de 20 ans prénommée Myriam. Un beau jour, la demoiselle l'appelle de la fac pour lui dire qu'elle rentre passer le week-end chez lui et qu'elle emmène son petit copain, Gaston. Mohamed, étant énormément possessif avec sa fille va se conduire de façon assez désagréable avec son futur gendre, il le considère comme un rival et il a très peur qu'il lui "vole" sa fille. Imaginez sa stupeur alors quand Myriam va lui annoncer que suite à une dispute avec ses parents, Gaston se retrouve à la rue et que par conséquent c'est à Mohamed de l'héberger le temps qu'il trouve un boulot et un appartement.

Une fois la jeune fille repartie à la fac, la relation entre les deux hommes va devenir encore plus chaotique qu'elle ne l'était déja, malgré les gros efforts de Gaston, Mohamed reste très froid avec et va jusqu'à l'ignorer totalement par moment. Et puis, petit à petit, lorsqu'il va comprendre à quel point il compte pour sa fille, il va tenter un petit rapprochement et les choses vont évoluer. Au fur et à mesure du temps, ils vont s'apprécier de plus en plus jusqu'à entretenir une vraie relation de père et fils. Mais là c'est le drame... Myriam quitte son gus pour un autre jeune homme... Voyant Gaston complètement anéanti, Mohamed va se rapprocher encore plus de lui, il est bien loin de temps des rivalités, à présent il a le sentiment qu'ils sont dans le même bateau, tous deux ignorés et délaissés par Myriam. Mais l'histoire est loin d'être finie, alors je n'en dis pas plus... :P

J'ai vraiment aimé ce petit roman, et plus particulièrement, les contes et légendes sous fond d'histoire de l'indépendance Algérienne, que Mohamed raconte aux peluches de Myriam, faute de ne plus pouvoir les raconter à sa fille. Les légendes se mêlent à la vie réelle, et c'est une façon originale de nous raconter leur histoire. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Mohamed, ce père prêt à tout pour le bonheur de sa fille, par contre Myriam, elle, m'a beaucoup agacée, je l'ai trouvée fort immature tout au long du livre. Pour conclure, c'est un très beau roman à lire, surtout si l'on s'intéresse à l'histoire de l'Algérie. Merci pour ce partenariat.

Note:

7/10

Repost 0
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 19:38

comment devenir guerrier massai

Avoir cinquante ans, ça change tout. Quarante-neuf, passe encore, mais cinquante… À cet âge, la vie devient une chose étrange : on se souvient de ce que l'on aurait aimé accomplir, de celui qu'on aurait aimé devenir. Gabriel Poussin, lui, a quarante-neuf ans, onze mois et trente jours. Entre fiasco professionnel, routine de couple et sentiment d'échec général, il décide du jour au lendemain de tout plaquer. Sa femme, son chalet en bord de Seine, ses bouteilles de vin et ses chats. Et c'est en compagnie du plus improbable des compagnons qu'il va prendre le chemin de ce qu'il s'imagine être la Liberté.

 

Mon avis:

Quand Blog-o-Book a proposé un partenariat avec ce livre et les éditions ArHsens, ça ne m'a pas vraiment intéressée à première vue. A cause du titre. C'est bête mais pour moi "Comment devenir guerrier Massaï", moi ça m'inspirait une aventure avec une tribue Africaine et des combats farfelus. Et puis en lisant le sujet du roman, j'ai compris que ça n'avait rien à voir avec ça. Du coup fort heureusement pour moi, j'ai postulé et j'en suis bien contente car cela aurait été dommage de passer à côté d'un livre comme celui-ci.

La veille de ses 50 ans, Gabriel voit débarquer Jean-Antoine, son meilleur ami d'enfance devenu SDF suite à son divorce. Précisons que cet "ami" est le genre d'homme qui a tout pour lui, qui a toujours eu de bonnes notes à l'école, qui était délégué de classe chaque année au lycée et qui faisaient craquer toutes les filles, d'ailleurs Gabriel soupconne sa femme, Henriette, de faire partie de ses admiratrices. Inutile donc de préciser qu'il a toujours vécu dans l'ombre de Jean-Antoine et qu'il a énormément souffert. Contraint tout de même de lui offrir l'hospitalité sous les insistances de sa femme, il va faire une découverte effarante. Non seulement, il surprend une conversation entre J-A et Henriette qui sous entends qu'ils ont une liaison, mais en plus de ça il découvre que son soi-disant meilleur ami a volé une camionnette au cirque Pinder et qu'il a kidnappé leur vieux lion prénommé Titan, dans l'intention de soutirer de l'argent au cirque en échange de l'animal. Pris d'une soudaine impulsion, Gabriel décide de tout lacher et de ramener Titan au Kenya afin qu'il y finisse ses vieux jours. Va alors s'ensuivre un périlleux voyage bourré d'émotions et de tendresse entre l'homme et le lion.

Ce roman fut une très belle découverte pour moi. J'ai vraiment été surprise car je ne m'attendais pas à ça. J'ai beaucoup aimé la seconde partie du livre, lorsque le voyage commence, et que l'on découvre vraiment la souffrance et les doutes de Gabriel. J'ai admiré sa détermination à aller jusqu'au bout de son expédition. J'ai particulièrement aimé le jeune couple d'auto-stoppeur, Claire et Rémi, qui ont su redonner espoir à Gabriel alors qu'il n'en avait plus du tout. Par contre Henriette et Jean-Antoine m'ont vraiment exaspérée, je les ai vraiment trouvé égoïstes. Pour ce qui est de la fin, je l'ai vraiment apprécié, la scène finale est mémorable et bouleversante. Un grand merci à Blog-O-Book et aux éditions ArHsens pour m'avoir fait découvrir cet auteur fabuleux!

Note:

9/10

Repost 0
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 14:27

le coeur est un chasseur solitaire

De ce roman foisonnant de personnages se détache la figure adolescente de Mick, qui ressemble étrangement à Carson McCullers. Pauvre, passionnée de musique, elle rôde dans les cours des immeubles pour surprendre les accents d’une symphonie qui s’échappent d’un poste de TSF : « Cette musique ressemblait parfois à de petits morceaux de cristal colorés et, quelquefois, c’était la chose la plus douce, la plus triste que l’on pût imaginer. »
Mick et bien d’autres personnages s’entrecroisent dans ce roman qui emprunte ses décors au Sud des Etats-Unis où vécut Carson McCullers dans l’immédiat avant-guerre. Elle avait vingt-deux ans quand elle publia ce premier livre, qui est sans doute son chef-d’œuvre.

 

Mon avis:

J'ai lu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Blog-o-Book et Le livre de poche et honnêtement j'ai pris une claque. Carson McCullers a commencé à écrire ce livre à l'âge de 19 ans, pour le terminer à 23 ans. Wow. Lorsqu'on lit ce splendide roman, on ne peut imaginer qu'il est né sous la plume d'une si jeune femme. Tous ces personnages, ces écorchés de la vie, sont tellement bien décrits qu'ils paraissent réels, on pourrait presque penser que l'auteure n'a fait que décrire des gens qu'elle a connus et observés pendant un certain temps.

L'histoire se déroule à la fin des années 30 aux Etats-Unis et commence par un été très chaud. Singer, un sourd et muet anéanti par sa séparation avec son meilleur ami qui a été placé en asile, va venir louer une chambre chez les Kelly. Là, il va faire la connaissance de Mick, une jeune fille un peu perdue, en quête d'elle-même passionnée de musique, obsédée par l'idée d'avoir un piano mais qui ne peut pas se le permettre, faute d'argent, Jake Blount, un alcoolique révolutionnaire et en colère contre la société, Biff Brannon, patron de bar qui passe son temps à observer les gens et enfin, le docteur Copeland, un nègre qui n'en peut plus de subir des discriminations raciales et qui rêve de pouvoir changer tout ca. Ces 4 là, vont s'enticher du muet, et vont lui rendre visite aussi régulièrement que possible, eux qui semblent tellement seuls, vont enfin trouver une âme à qui parler, aussi ironique que cela puisse paraître car Singer ne fait que lire sur les lèvres et hocher la tête pour leur répondre.

J'ai particulièrement aimé le personnage de Mick, cette enfant qui rêve de devenir une grande compositrice, et qui souhaiterait partir loin, voyager à travers le monde et voir de la neige. Elle m'a fait penser au personnage de Holden dans "L'attrape-coeurs" de Salinger notamment par sa sensibilité et sa sincèrité. J'ai beaucoup aimé Jake également, toutes ces choses qui le révoltent sont tellement... actuelles que c'en est troublant !

Ce roman est pour le moins très sombre, même s'il y a tout de même une petite onde d'espoir à la fin, notamment pour Jake, il y réside un profond pessimisme et je pense que cela démontre bien la personnalité de l'auteure quand on sait que des années plus tard elle tentera de se suicider, avant que son mari se ne suicide lui-même. En bref, c'est un roman plein d'émotions que je conseille à tous. Merci pour ce partenariat!

Note:

9/10

 

 


Repost 0
10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:31

  les-gens-du-balto.jpg

Jusqu'à ce fameux samedi, il ne s'était jamais rien passé d'extraordinaire à Joigny-les-Deux-Bouts, petite bourgade tranquille en fin de ligne du RER. Yéva, minijupe à ras et verbe haut, rêvait toujours d'une vie ailleurs. Jacquot, son mari chômeur, creusait une fosse dans le canapé à force de jeux télévisés. Leur fils Yeznig, déficient mental, recomptait ses dents après chaque repas. Son frère Tanièl, renvoyé du lycée pour avoir abîmé le conseiller d'orientation, peaufinait sa technique pour serrer les blondes. Le jeune Ali, Marseillais au gros nez, essayait de se fondre dans le décor. Et Magalie, LA blonde du lycée, suivait à la lettre les conseils de son magazine préféré pour rendre crazy tous les mecs. Bref, la routine pour ces habitués qui, un matin, découvrent le patron de " leur " bar, baignant dans son sang. Un drame ? Pas pour les gens du Balto. Avec ce roman choral, Faïza Guène dévoile de nouvelles facettes de son talent, réussissant à se glisser avec autant d'aisance dans la peau de tous ses personnages. Humour, justesse du trait, Les Gens du Balto confirme que cette jeune romancière n'est pas devenue une figure des lettres par hasard.

 

Mon avis:

Ce roman est un récit à plusieurs voix. Chaque personnage devient le narrateur le temps de 3 chapitres, et s'explique face à la police qui doit résoudre l'enquête du meutre de Joël. Dans la première partie, chacun explique qui il est, ce qu'il fait de sa vie, en gros une petite présentation afin de connaitre tous les personnages... On rencontre donc Yèva, une femme d'origne Arménienne qui galère au boulot et qui ne supporte plus son mari Jacquot qui ne fait rien de ses journées et qui grossit à vue d'oeil, son fils ainé Taniel que ses amis surnomment Quetur, qui ne va plus en cours depuis plusieurs semaines sans que ses parents le sachent, le petit dernier de la famille Yeznig, 13 ans, déficient mental, le seul qui s'entend bien avec sa mère. Et puis il y a aussi Magalie, la jeune ado superficielle qui sort avec Tanièl, et dont Ali, un ancien Marseillais qui habite la vielle depuis peu, est amoureux en secret. On a également le point de vue de Joël, il raconte sa petite vie dans son bar jusqu'à ce fameux soir où il a été assassiné.

Dans la seconde partie du roman, chaque personnage s'explique face à la police, ils répondent aux questions types de l'enquête c'est à dire, qu'ont-ils fait et où se trouvaient-ils la journée du meurtre. Au fur et à mesure, des éléments se mettent en place, et je me suis dit que la police devait certainement faire erreur car aucun d'entre eux ne pouvait être le meurtrier.

Mais dans la 3ème et dernière partie, alors que les suspects se livrent de plus en plus, et avouent certaines choses dont ils avaient eu peur de parler, je me suis dit que finalement le tueur pouvait être n'importe lequel d'entre eux... Je n'en dis pas plus.

J'ai bien aimé lire ce roman, même s'il n'a rien de véritablement transcendant. Je l'ai trouvé différent des précédents livres de Faïza Guène, celui-ci est plus recherché je pense, notamment avec le fait que chaque personnage narre l'histoire chacun son tour, cela amène différents styles de langages, bien que l'on soit toujours dans le style familier qui est présent dans les 3 livres de la jeune auteure. Elle a su se glisser dans la peau de chacun d'entre eux avec brio, elle a su les rendre réels grâce à son franc-parler qui caractérise très bien la jeunesse d'aujourd'hui. J'apprécie beaucoup également ses petites critiques acerbes de la société qu'elle glisse discrètement au fil des pages, entres autres sur le racisme, le handicap, l'addiction aux jeux télés, aux jeux d'argent, l'alcool etc. En bref, un roman tranquille à lire au soleil pour passer le temps.

Note:

7/10

Repost 0
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:46

danses de guerre

Nos relations avec les autres ne seraient-elles en fin de compte que de petites guerres ? Pour se préserver, pour assumer ses responsabilités ou prendre des initiatives ? Avec Sherman Alexie, tout est sujet d'inspiration : être parent, le divorce, la guerre des sexes, celle des races, l'alcool et la drogue, la société de consommation, le terrorisme et bien entendu la guerre... Ses personnages sont des hommes ordinaires sur le point de connaître de grands changements, des artistes, des ouvriers, des pères, des amants, des maris ou des fils. Par leurs choix, simples et considérables à la fois, ils transforment radicalement leurs univers personnels. Un écrivain célèbre doit s'occuper de son père alcoolique et diabétique, avec qui les relations n'ont jamais été évidentes, au moment même où on vient de lui diagnostiquer une tumeur au cerveau… Un homme, dont le mariage est un naufrage, s'éprend d'une femme rencontrée dans un aéroport… Le fils d'un homme politique en vue commet un crime homophobe… Un jeune garçon découvre sa propre valeur en rédigeant des notices nécrologiques... Un père de famille tue sans le vouloir un jeune cambrioleur, et découvre qu'il est noir... Drôles, douces-amères ou émouvantes, ces nouvelles explorent la condition humaine avec davantage de force que bien des romans.

 

Mon avis:

J'ai lu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Blog-O-Book et les éditions Albin Michel. Je ne connaissais pas du tout cet auteur d'origine Indienne, et ce fut une merveilleuse découverte pour moi. Ce livre est donc un recueil comprenant 6 nouvelles, entrecoupées de poèmes, ou de récits d'une page, trop courts pour être considérés comme des nouvelles.

Sherman Alexie nous dépeint ici une société américaine sur fond de sarcasmes, d'injustice, de corruption, de racisme, mais aussi d'amour. Comme l'amour d'un fils pour son père, bien que ce dernier n'ait pas été toujours été à la hauteur, ou l'amour d'une veuve pour son mari et son chat décédés tous les 2. Il nous présente des personnages de la vie de tous les jours, cela pourrait aussi bien être vous ou moi, dans des situations étranges pour certains, banales pour d'autres. Chacun peut se retrouver dans telle ou telle histoire, ce qui fait de ce recueil un livre émouvant.

Parmi les différentes nouvelles, celles qui ont le plus retenues mon attention sont, en premier lieu celle qui a donné son nom au recueil, c'est à dire "Danses de guerre", qui nous conte l'histoire d'un homme d'origine Indienne qui apprend qu'il a peut-être une tumeur au cerveau, et qui se replonge dans les derniers instants de la vie de son père qui était diabétique et alcoolique. J'ai par ailleurs beaucoup aimé cette citation: "Il me manque ce salaud d'alcoolo. C'est toujours de l'homme qui m'a le plus déçu que je me sentirai le plus proche."

Et si je devais citer un second récit, alors je choisirai "La ballade de Paul Néanmoins" cet homme qui s'est séparé de sa femme car malgré ses sentiments pour elle, ne la désire plus suite au "traumatisme" qu'il a subi en la voyant accoucher. J'ai particulièrement aimé la fin de cette nouvelle, Paul en pleine détresse, qui ne sait plus où il en est et qui continue à chanter: "What's going on?'

Pour ce qui est des poèmes du recueil, bien que certains m'aient plu, je n'ai pas vraiment été touché, et je dirai même que je trouve qu'ils n'ont rien apporté au livre.

Comme ce fût une belle découverte pour ma part, je compte bien lire les autres livres de ce fabuleux auteur, dont j'aime particulièrement le style d'écriture. Encore merci à BoB et aux éditions Albin Michel!

Note:

8/10

Repost 0