Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 09:36

harry potter et la chambre des secrets

Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potions magiques, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry et ses amis Ron et Hermione trouveront-ils le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Le deuxième volume des aventures de Harry Potter : un livre magique pour sorciers confirmés.

 

Mon avis:

C'est avec un énorme plaisir que je continue à lire les aventures, tome après tome, de mon cher petit sorcier si ensorcellant! J'ai dévoré celui-ci en 3 jours, et il m'était vraiment difficile de le fermer tant j'étais absorbée par l'histoire et tant je voulais connaître la suite. J'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Harry et ses amis, Hagrid, Dumbledore et de faire la connaissance de Dobby qui m'a bien fait rire. Dans ce second tome, on en apprend un peu plus sur la vie de Harry, ainsi que sur celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, et le mystère autour de la chambre des secrets m'a réellement captivée. Honnêtement, jamais je n'aurai pensé être aussi accro à cette saga, mais c'est plus fort que moi, l'écriture de J. K. Rowling me transporte dans ce monde magique et je n'ai plus envie d'en revenir ! 

Note:

10/10

Repost 0
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 12:58

un jardin sur le ventre

C'est l'histoire d'un peu tout le monde. L'histoire d'une vie fauchée. D'un amour qui s'arrête. D'une mère qui part. D'un mari qui devient veuf. D'un veuf qui ne veut pas le rester. C'est l'histoire de gens qui ne se comprennent pas. D'une soeur qui regrette. D'un frère qui revient. Il y a des petits-enfants qui souffrent, qui se taisent. Des filles qui pleurent, qui fument et des chiens qui aboient. C'est l'histoire banale de la vie et de la mort.

 

Extrait:

"Ce qui compte, ce n'est pas tellement d'où nous venons, ni ce que nous sommes, mais ce que nous allons devenir"

 

Mon avis:

J'ai lu ce magnifique roman de Fabienne Berthaud dans le cadre d'un partenariat avec Blog-O-Book et les éditions Hugo & cie. Les premières pages m'ont quelque peu ennuyée, j'étais plutôt dérangée par le style d'écriture de l'auteure qui a utilisé tout au long du livre des phrases vraiment très courtes. Mais, fort heureusement, passé le premier chapitre, j'ai été littéralement envoûté par ce superbe roman qui nous raconte l'histoire de Suzanne qui décède à l'âge de 70 ans, après une vie remplie de désillusions et de soumission. Sa fille, Gabrielle revient sur le parcours de sa mère, tout en s'adressant directement à elle, comme si elle était toujours là, comme si elle allait lui répondre. On apprend donc à travers le récit de sa fille, que Suzanne a grandi sans amour, si ce n'est pendant les quelques années où elle a vécu chez sa grand-mère avec sa tante Jackie. Elle a par la suite été elevé par sa mère Bertrande, une femme très dure, complètement paumée et instable. Après des années de souffrance, elle a rencontré Franck qui est devenu par la suite son mari. Après des mois de bonheur à ses côtés, il lui a cependant révélé sa vraie facette, celle d'un véritable tyran. Suzanne est quand même restée avec lui et lui a donné deux enfants, elle a donc passé sa vie a élever ses deux filles, en se consacrant entièrement à leur bonheur, en essayant d'occulter les infidélités et les crises de nerfs de son mari. L'histoire de cette famille ordinaire, qui souffre, qui ne se comprend pas est vraiment attendrissante, le personnage de Suzanne en particulier est épatant. Elle a enduré de nombreuses choses tout  au long de sa vie, mais a toujours réussi à garder espoir, à rêver une vie meilleure. Elle, qui n'a pas reçu l'amour qu'un enfant doit avoir de ses parents a su le donner à ses filles avec une justesse remarquable. Ce roman m'a un peu fait penser aux livres de Katherine Pancol, qui elle aussi, nous conte l'histoire de personnages plutôt ordinaires mais qui ont des choses en eux, des choses à raconter. En bref, merci à Bob et aux éditions Hugo & Cie, car j'ai vraiment passé un super moment à lire ce livre poignant, qui se lit vraiment très vite.

Note:

7/10

Repost 0
4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 10:01

harry potter à l'ecole des sorciers

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l'entoure ? Et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

 

Mon avis:

Je regrette amèrement d'avoir attendu si longtemps avant de me plonger dans les aventures d'Harry Potter, je ne sais pas pourquoi ça ne m'intéressait pas jusqu'à présent. Grossière erreur. Je comprends à présent pourquoi cette saga a autant de milliers de fans. C'est tout bonnement génial !! Dès les premières pages, on est transporté dans ce monde fantastique, rempli d'aventures et d'humour, il n'y a jamais de longueurs dans ce récit, impossible de s'ennuyer. Les personnages sont tellement attachants, Harry, Ron, Hermione, Hagrid, Dumbledore... Ce premier tome est vraiment très prometteur, alors quand on me dit qu'en plus ce n'est pas le meilleur de la saga, je me dis "Mais alors, qu'est ce que ça doit être les autres?! :O" Je n'ai qu'une envie, c'est de mettre de côté tous les livres de ma PAL afin de me plonger uniquement dans les aventures du jeune sorcier, et c'est ce que je ferai dès que j'aurai fini "Un jardin sur le ventre" que je dois lire pour Blog-O-Book.

Note:

10/10

Repost 0
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 08:46

Choke

Victor Mancini, obsédé sexuel et fils modèle, est ruiné par l'hospitalisation de sa mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer. Pour faire face à ses dépenses, il met au point un stratagème extravagant : faire mine de s'asphyxier avec la nourriture en dînant dans des restaurants chic et gagner la compassion d'une clientèle de luxe. Entre deux crises d'étouffement au caviar, Victor travaille comme figurant dans un parc à thème historique et participe à des séances de thérapie collective pour drogués du sexe incurables. Mais c'est au chevet de sa mère qu'il retrouve intacte la folie galopante qui a ravagé son enfance.


  Extrait:

"Nous pouvons passer notre existence entière à laisser le monde nous dire qui nous sommes. Sains d'esprit ou fous à lier. Saints ou drogués du sexe. Héros ou victimes. A laisser l'histoire nous dire combien nous sommes bons ou mauvais. A laisser notre passé décider de notre avenir. Ou alors nous pouvons décider pour nous-mêmes. Et peut-être est-ce notre travail d'inventer quelque chose de meilleur."

 

Mon avis:

Il fallait oser écrire un roman qui commence par "Si vous avez l'intention de lire ceci, n'en faites rien". Eh oui, ça c'est du Chuck Palahniuk. Etant une grande fan de Fight Club qui est son tout premier chef d'oeuvre publié, j'ai eu envie de lire ses autres romans dont Choke. Ce que je peux en dire, c'est que c'est une histoire plutôt trash, son écriture me fait (presque) penser à celle de Virginie Despentes, bon dans un autre genre quand même c'est vrai, on ne peut pas vraiment les comparer. Ce roman est vraiment spécial, l'histoire est bonne, mais peut-être trop entrecoupée, à mon goût, de scènes inutiles. J'ai été assez bluffé par le petit coup de théatre à la fin car je ne l'avais pas vu venir. L'histoire de sa naissance m'a bien fait rire et j'ai beaucoup aimé les retours en arrière qui nous raconte l'enfance de Vincent, on comprend pourquoi il en est arrivé là. En bref, c'est un bon livre, mais il aurait pu être bien meilleur. Je garde toujours l'envie de lire les autres romans de Chuck Palahniuk car j'aime ses provocations, et ses petites remarques acerbes sur la société.

Note:

6/10

Repost 0
Published by Mélanie - dans Thrillers - Polars
commenter cet article
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 22:08

je reviens te chercher

Ethan, Céline, Jessie.
Un homme, une femme, une enfant.
Trois personnages au bord du gouffre.
Qui vont se croiser, se détruire et s'aimer.
Ont-ils déjà franchi le point de non-retour ? Il leur reste 24 heures pour tout changer. Mais l'amour peut-il vaincre la mort ? Un mystère intense . Un amour en danger . Un dénouement stupéfiant.

 

Extrait:
« Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer. Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n'est pas vrai. Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour, ce moment où l'on ne peut plus revenir en arrière. Ce moment où l'on se rend compte qu'on a laissé passer sa chance... »

Mon avis:

Un roman génial comme tous ceux de Guillaume Musso. J'aime beaucoup cette façon qu'il a de mêler le surnaturel aux sentiments, et bien qu'il ait beaucoup été comparé à Marc Levy à ses débuts, je dois dire que ce dernier m'a fatiguée en cours de route alors que je reste une très grande fan de la plume de Musso. Il nous raconte ici l'histoire d'Ethan, qui sur un coup de tête décide de changer de vie puisque la sienne ne lui plait pas, il part sans prévenir ses proches et ne leur donne plus aucune nouvelle. Quelques années plus tard, il fait la connaissance de Céline dont il tombe éperduement amoureux, mais il finit par la quitter malgré lui. Par la suite, il va devenir un grand psy renommé, invité toutes les semaines sur les plateaux télés, mais au fond il n'est pas heureux, car il lui manque "l'essentiel". C'est alors que le destin (ou peut-être le Karma?!) va lui offrir une chance inouïe, revivre la même journée afin de réparer ses erreurs. Mais tout n'est pas si simple, car ce qui est écrit se réalise quoi qu'on y fasse... Même si je dois dire, que pour le coup, l'histoire du mec qui revit sans cesse la même journée n'est pas très originale puisqu'on a déja vu ce genre de scénario une bonne dizaine de fois, que ce soit dans des romans ou dans des films, je me suis vraiment laissée emporter par ce magnifique livre. J'adore le style d'écriture de Musso, son habitude de commencer chaque chapitre par une merveilleuse petite citation, et de remplir ses livres d'émotions et de surnaturel. Ce livre est une petite merveille!

Note:

9/10

Repost 0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:27

1984

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. Big Brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

 

Extrait:
"La guerre c'est la paix
L'esclavage c'est la liberté
L'ignorance c'est la force"

"Si tous les autres acceptaient le mensonge imposé par le parti, le mensonge passait dans l'histoire et devenait vérité. Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur."

"Ils ne se révolteront que lorsqu'ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés."

"Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toutes adopté et que l'ancilangue serait oublié, une idée hérétique - c'est à dire une idée s'écartant des principes de l'angsoc - serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots."

 

Mon avis:

George Orwell, de son vrai nom Eric Blair, est un véritable visionnaire, il a écrit ce roman en 1948 et il est pourtant d'une modernité déconcertante. Il y raconte l'histoire d'une société sous l'emprise d'un régime totalitaire, où les gens sont manipulés par le gouvernement, où ils sont surveillés en permanence, épiés par leur écran de télé et dénoncés au moindre signe de rebellion envers l'état par leurs propres enfants, qui sont formés à devenir de véritables espions en herbe. Le passé est sans cesse réecrit par le parti, de façon à rester en parfaite cohérence avec leurs propos, par exemple, s'il déclenche une guerre contre un continent différent, ils ne le diront pas au peuple, ils réécriront simplement les journaux des derniers mois afin de changer le pays contre lequel ils étaient en guerre récemment, et lorsque le peuple lira le journal, il ne se rendra même pas compte du changement, tout simplement car le parti a dit que cela avait toujours été comme ça. Les sentiments tels que l'amour et l'amitié n'existent plus du tout, toute l'énergie et la frustration du peuple doit servir pour la guerre, et tout le monde se doit d'être entièrement dévoué à Big Brother. Lorsque que quelqu'un pense différemment et n'accepte pas entièrement ce régime totalitarisme, il se fait attraper par la police de la pensée, qui le confronte à des choses les plus horribles qui soient afin d'obtenir de sa part de faux aveux, puis d'organiser un procès truqué pendant lequel l'accusé devra se confesser publiquement, par la suite il sera tué, le plus souvent pendu en public, ou bien si le parti juge que l'accusé peut se repentir il lui lavera littéralement le cerveau de façon à ce que cette personne devienne elle aussi dévouée à Big Brother. Le parti a crée un nouveau language le "novlangue" qui sert à réduire le nombre de mot et par conséquent réduire la pensée, comme le clame le slogan de Big Brother: l'ignorance c'est la force! En conclusion, c'est un roman qui vous glaçe le sang, car toutes ces histoires de manipulations, de contrôles et de surveillances ne sont pas si loin de notre réalité, il vous fera certainement réfléchir quant à l'avenir de notre société, et vous vous demanderez si il existe un réel risque que l'on en arrive là... Restez discrets, Big Brother vous regarde !

Note:

10/10

Repost 0
8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 09:08

l'homme qui voulait vivre sa vie

Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se rendre à l'évidence : "réussir", "le plus américain des verbes", le fait vomir. Ce n'est pas avec fierté qu'il pose son regard sur la somme de ses possessions, mais en détaillant chaque objet par le menu, connaissant son prix au dollar près, contraint d'admettre que sa frénésie de consommation dissimule mal un terrible besoin de se sentir exister. Sa luxueuse banlieue l'oppresse et croule sous l'épaisse couche de vernis de l'american way of life qui ternit pourtant un jour à la faveur d'une sordide histoire d'adultère. Et là, Ben Bradford commet l'irréparable. S'ensuit une fuite éperdue, l'adoption forcée d'une nouvelle identité, et la révélation d'un destin qui s'épanouit malgré lui.

 

Mon avis:

J'ai a-do-ré lire ce roman, tout y est présent pour que ce soit une pure merveille. Dans la première partie on découvre la vie de Ben Bradford, un homme ordinaire, qui se prédestinait à une carrière de photographe, et qui a finalement cédé face aux insistances de son père et s'est retrouvé avocat à Wall Street. Son métier ne lui plait pas, sa femme le délaisse complètement, son seul petit plaisir de la journée qui lui permet de s'évader de son quotidien bourgeois et ennuyeux, c'est quand il se retrouve dans sa chambre noire, bien qu'il ne soit jamais devenu professionnel, il n'en a pas oublié sa passion pour la photo. Alors même qu'il tente de reprendre espoir en son mariage, il apprend que sa femme le trompe. Complètement dévasté, il tue "par accident" l'amant de son épouse. Ne sachant que faire, il va mettre en scène sa propre mort, et fuir en prenant l'identité de sa victime. Dans la deuxième partie, on découvre de quelle façon Ben va se réinventer une vie, et si oui ou non, il va être rattrapé par son passé, et la fin est pour le moins surprenante. Ce livre est un petit bijou, je suis contente d'avoir découvert cet auteur et j'ai bien l'intention de lire ses autres oeuvres. "L'homme qui voulait vivre sa vie" a été adapté au cinéma, par des Français, ce qui est plutôt surprenant vu que Douglas Kennedy est un auteur Américain, (Ben oui, les Américains auraient du sauter sur l'occasion avant que les droits soient rachetés par les Français, qui selon moi, n'arrivent pas à la chevilles des Ricains niveau cinéma) j'ai hâte de voir ce film, mais avec une petite pointe d'appréhension car en général les films ne valent jamais les livres, j'espère qu'ils n'ont pas changé trop de choses au déroulement de l'histoire.

Note:

10/10

Repost 0
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 16:43

carrie

Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté... Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c'est compter sans la mesquinerie des autres élèves. Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

 

Mon avis:

Carrie est le tout premier roman de Stephen King qui a été publié. J'ai tout de suite reconnu son écriture et son talent, comme quoi même si son excellence s'est accentué au fil des années, il a toujours eu ce don pour transporter ses lecteurs. Il nous raconte donc ici, l'histoire de Carrie, le vilain petit canard du lycée, victime des moqueries et agressions de ses camarades, et également de l'oppression de sa mère fanatique religieuse, jusqu'au jour où Tommy Ross, le petit ami d'une lycéenne qui veut se repentir des satires faites à Carrie, lui propose de l'emmener au bal. Bien que sa mère y soit très fortement opposée, la jeune fille accepte, et là va se jouer la plus grande tragédie que la ville n'ait jamais connue. Dès les premières pages du livre, on sait tout de suite que le bal de promo va se transformer en drame, car l'histoire est sans cesse coupée de retours en arrière, avec des témoignages de différents personnages présents au bal et de la commission d'enquête qui a été établie suite à cette soirée. Je regrette simplement d'avoir vu le film avant d'avoir lu le roman, car forcément, je connaissais déjà le dénouement de l'histoire bien que plusieurs éléments manquent à l'adaptation cinématrographique, alors malgré cela, c'est un roman haletant qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin. Ce n'est pas le meilleur livre de Stephen King, mais pour un tout premier roman, je dois dire qu'on ne peut être qu'admiratif.

Note:

8/10

Repost 0
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:23

comme des heros sans guerre

Quelque part aux États-Unis, un immeuble vétuste de briques rouges. Entre ses murs, sept hommes et femmes aux destins brisés, que seules lient la haine et la peur. Au cœur de cet univers désolé, un colosse mélancolique : Sauveur, boxeur déchu, le gardien. Lorsqu'un jour Lucy, une jeune prostituée, se trouve confrontée à une violence inouïe, que sa vie est en danger, ces " paumés, dévorés par la solitude... ", vont s'unir pour la protéger. On ne peut s'empêcher d'évoquer Hubert Selby Jr., la tendresse en plus... Après Une vieille querelle, Stephen Carrière dessine un univers sombre et sauvage, traversé par des éclats de douceur et de grandeur, entre western urbain et histoire d'amour impossible.

 

Mon avis:

Un roman bien plaisant qui se lit quasiment d'une traite. Stephen Carrière nous raconte l'histoire d'une bande de paumés, qui  bien qu'ils partagent le même immeuble ne savent rien les uns des autres, et qui se sont affligés de surnoms pour la plupart grotesques et bourrés de préjugés (le nazi, le pédophile, le terroriste, le camé, la pute, le meurtrier, la sorcière et la morte); Ils ne s'adressent jamais la parole à part pour se disputer jusqu'au jour où une situation va les réunir et les rapprocher. Au fil des pages on découvre réellement qui sont ces gens, quelles sont leurs histoires et ce qui les a amenés jusqu'ici, et ils ont tous un passé pour le moins déroutant, en effet ce sont de vrais "héros sans guerre". C'est une histoire touchante, je ne me suis pas ennuyée en la lisant, mais j'ai tout de même trouvé que par moment cela manquait un peu de vérisme, et qu'il manquait certaines petites choses pour rendre ce roman vraiment "génial". Même si ce livre m'a plu, je n'en garderai pas un souvenir mémorable. En tout cas, un grand merci à BOB et aux éditions le livre de poche pour ce partenariat :)

Note:

7/10

Repost 0
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 08:08

l'attentat khadra

Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...


Extrait:

"J'ai voulu que tu comprennes pourquoi nous avons pris les armes, pourquoi les gosses se jettent sur les chars comme des bonbonnières, pourquoi nos cimetières sont saturés (...) pourquoi je veux mourir les armes à la main... Pourquoi ta femme est allée se faire exploser dans un restaurant. Il n'est pire cataclysme que l'humiliation. C'est un malheur incommensurable. Ca vous ôte le goût de vivre. Et tant que vous tardez à rendre l'âme, vous n'avez qu'une idée en tête: comment finir dignement après avoir vécu misérable, aveugle et nu? Personne ne rejoint nos brigades pour le plaisir. Tous les garçons que tu as vus, les uns avec les frondes, les autres avec des lances-roquettes, detestent la guerre comme c'est pas possible. Parce que tous les jours l'un d'eux est emporté à la fleur de l'âge par un tir ennemi. Eux aussi voudraient jouir d'un statut honorable, être chirurgiens, stars de la chanson, acteurs de cinéma, rouler de belles bagnoles et croquer la lune tous les soirs. Le problème, on leur refuse ce rêve docteur."

 

Mon avis:
Ce roman est un pur chef-d'oeuvre. Il fallait avoir de l'audace pour écrire une histoire traitant du conflit israélo-Palestinien, et Khadra l'a fait avec une telle émotion et une telle justesse que c'est définitivement une lecture dont on ne sort pas indemne. Ce livre résonne en vous des heures encore après avoir tourné la dernière page, parce que c'est bien plus qu'un simple roman, le docteur Amine Jafaari n'est peut-être pas réèl, mais il existe bien à travers des milliers de gens, et si avant même d'avoir ouvert ce livre, j'avais conscience de ce qui se passe au proche-orient, et bien j'ai malgré moi été bouleversée par cette lecture, elle est trop réelle, trop actuelle, et désormais il me sera impossible de regarder le JT de la même façon. Sans vouloir polémiquer, comment le reste du monde peut-il rester sans bouger ? Comment a-t-on pu laisser les choses en arriver là ? Je pense qu'une bonne majorité de la population n'a aucunement conscience de ce qui se passe, parce que tant que ça ne leur arrive pas, dans leur petit foyer à eux, inutile de s'en préoccuper, oui l'homme est égoîste. Pourtant si le monde était solidaire, ce genre de choses n'arriverait pas, et c'est tellement triste de se rendre compte qu'on pourrait avoir le pouvoir d'arrêter tout ça, mais que le seul problème c'est qu'on s'en fout.
A côté de ça, ce n'est pas seulement un livre sur la guerre, c'est également un livre d'amour, l'amour d'un mari pour sa femme, un homme qui pense que pour la rendre heureuse il suffit de la couvrir de richesses, il prend trop les choses pour acquises, et sa femme finit par lui échapper, et là démarre la grande remise en question de sa vie. C'est pour toutes ces raisons qu'il faut absolument lire ce livre. Merci monsieur Khadra pour ce magnifique chef-d'oeuvre qui je l'espère va éveiller des consciences.

Note:

100/10 (!)

Repost 0