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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 11:03

kiffkiffdemain

Doria a quinze ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan, depuis que son père est parti un matin pour trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s'appelle le mektoub, le destin : " Ça veut dire que, quoi que tu fasses, tu te feras couiller. " Alors autant ne pas trop penser à l'avenir et profiter du présent avec ceux qui l'aiment ou font semblant. Sa mère d'abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité, qui l'a connue alors qu'elle était " haute comme une barrette de shit ". Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des porte-jarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle, toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul, qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l'épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Kiffe kiffe demain est d'abord une voix, celle d'une enfant des quartiers. Un roman plein de sève, d'humour et de vie.

 

Extrait:

"Il n'y a rien de plus frais qu'un enfant, parce que c'est sincère, spontané, vrai quoi. C'est ce qui reste de plus honnête dans cette société hypocrite et corrompue."

 

Mon avis:

Mes sentiments vis à vis de ce livre sont plutôt mitigés,  j'ai passé un bon moment à lire ce roman, mais je suis tout de même quelque peu décue. Le style d'écriture y est peut-être pour quelque chose, par moment je me suis vraiment ennuyée, il ne se passait rien, j'avais presque l'impression de lire inutilement. Le personnage de Doria évolue tout au fil du roman, et peut-être trop justement, j'ai même l'impression que par moment elle avançait, j'entends par là qu'elle grandissait, elle s'exprimait très bien et avait une image très mature et précise de notre société, puis tout à coup, elle redevenait une simple ado de 15 ans, plutôt naïve et pour ma part, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de clichés sur les immigrés, qui parfois, étaient vraiment exagérés. En mettant tout ça de coté, l'histoire est sympa, et finit sur une note positive, ça redonne un peu d'espoir. J'ai quand même préféré le deuxième roman de Faïza Guène "Du rêve pour les oufs", je l'ai trouvé un peu plus dévéloppé et elle maîtrise un peu plus l'écriture, elle a évolué, on voit qu'elle a plus d'expérience.

Note:

5/10

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