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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:27

1984

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. Big Brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

 

Extrait:
"La guerre c'est la paix
L'esclavage c'est la liberté
L'ignorance c'est la force"

"Si tous les autres acceptaient le mensonge imposé par le parti, le mensonge passait dans l'histoire et devenait vérité. Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur."

"Ils ne se révolteront que lorsqu'ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés."

"Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toutes adopté et que l'ancilangue serait oublié, une idée hérétique - c'est à dire une idée s'écartant des principes de l'angsoc - serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots."

 

Mon avis:

George Orwell, de son vrai nom Eric Blair, est un véritable visionnaire, il a écrit ce roman en 1948 et il est pourtant d'une modernité déconcertante. Il y raconte l'histoire d'une société sous l'emprise d'un régime totalitaire, où les gens sont manipulés par le gouvernement, où ils sont surveillés en permanence, épiés par leur écran de télé et dénoncés au moindre signe de rebellion envers l'état par leurs propres enfants, qui sont formés à devenir de véritables espions en herbe. Le passé est sans cesse réecrit par le parti, de façon à rester en parfaite cohérence avec leurs propos, par exemple, s'il déclenche une guerre contre un continent différent, ils ne le diront pas au peuple, ils réécriront simplement les journaux des derniers mois afin de changer le pays contre lequel ils étaient en guerre récemment, et lorsque le peuple lira le journal, il ne se rendra même pas compte du changement, tout simplement car le parti a dit que cela avait toujours été comme ça. Les sentiments tels que l'amour et l'amitié n'existent plus du tout, toute l'énergie et la frustration du peuple doit servir pour la guerre, et tout le monde se doit d'être entièrement dévoué à Big Brother. Lorsque que quelqu'un pense différemment et n'accepte pas entièrement ce régime totalitarisme, il se fait attraper par la police de la pensée, qui le confronte à des choses les plus horribles qui soient afin d'obtenir de sa part de faux aveux, puis d'organiser un procès truqué pendant lequel l'accusé devra se confesser publiquement, par la suite il sera tué, le plus souvent pendu en public, ou bien si le parti juge que l'accusé peut se repentir il lui lavera littéralement le cerveau de façon à ce que cette personne devienne elle aussi dévouée à Big Brother. Le parti a crée un nouveau language le "novlangue" qui sert à réduire le nombre de mot et par conséquent réduire la pensée, comme le clame le slogan de Big Brother: l'ignorance c'est la force! En conclusion, c'est un roman qui vous glaçe le sang, car toutes ces histoires de manipulations, de contrôles et de surveillances ne sont pas si loin de notre réalité, il vous fera certainement réfléchir quant à l'avenir de notre société, et vous vous demanderez si il existe un réel risque que l'on en arrive là... Restez discrets, Big Brother vous regarde !

Note:

10/10

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commentaires

Antoni 29/12/2010 17:40



Il est dans ma PAL celui-ci. Je ne commenterai pas ton article, pour le moment, mais la note que tu as attribué à cette lecture me donne envie de m'en emparer au plus vite. Je reviendrai vers toi
dans quelques temps, donc !!!